Précarité étudiante

LA CVEC OU L’ARNAQUE GÉNÉRALISÉE !

Cette augmentation de 3€ de la CVEC constitue une offensive de plus, dégradant nos conditions de vie. Face à la précarité étudiante, syndiquons

La CVEC est une taxe étudiante instaurée par la loi ORE en 2017, indexée sur l’inflation. Elle s’élevait à 92€ pour l’année 2021-2022 et passe à 95€ l’année prochaine. Cette somme est affectée aux CROUS et aux établissements d’enseignement et est destinée à “favoriser l’accueil et l’accompagnement social, sanitaire, culturel et sportif des étudiant-es et à conforter les actions de prévention et d’éducation à la santé.” 

    Cette contribution, de par le coût qu’elle rajoute aux étudiant-e-s à chaque rentrée en s’ajoutant aux frais d’inscriptions, représente une hausse du coût de la vie étudiante. Si comme pour ces derniers les boursier-es en sont exonéré-es, se la faire rembourser si l’on obtient une bourse tardivement est compliqué et long, et il y a de plus de nombreu-x-ses étudiant-e-s précaires qui ne sont pas boursier-es. La CVEC, rehaussée automatiquement chaque année à hauteur de l’inflation au contraire des bourses et autres aides étudiantes, représente une hausse déguisée des frais d’inscriptions, alors même que la précarité étudiante ne cesse d’empirer : 21% des étudiant–s vit sous le seuil de pauvreté, contre 13% dans la population générale.

De plus, l’absence de transparence quant à l’utilisation de ces fonds et la maigre part pouvant en être utilisée pour des aides sociales – 30 % -, une fois mis en rapport avec le manque de financement de l’Enseignement Supérieur public, dévoile l’intérêt premier de cette taxe : la déresponsabilisation de l’Etat et faire reposer sur le dos des étudiant-es le coût de leur propres études.

Comme dit plus haut, la CVEC est une taxe à l’année universitaire, même si les boursier-es ne la paient pas la CVEC. Elle s’oppose au principe d’un enseignement supérieur comme service public gratuit et accessible à toutes et tous. Un service public est par définition un bien commun, il est accessible à toutes et tous peu importe leurs revenus et leur classe sociale. En fixant un prix d’entrée à l’année universitaire, la CVEC fait sortir l’Enseignement Supérieur d’une logique de service publique. 

A Solidaires étudiant-e-s, nous estimons que la répartition des richesses doit se faire en aval et pas par des taxes ou des frais échelonnés. Dans cette logique,ce n’est pas aux étudiant-e-s de payer pour financer l’université ! Si la vie étudiante a effectivement besoin de financements, cet argent doit provenir du ministère. 

Cette augmentation de 3€ de la CVEC constitue une offensive de plus, dégradant nos conditions de vie. Face à la précarité étudiante, syndiquons-nous ! 

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