ANALYSESENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Crise sanitaire et adaptation du BTS : Adaptation ne veut pas dire précarité !

Le 16 avril, par voie de communiqué, le gouvernement a annoncé que suite à la crise
sanitaire, des aménagements allaient être mis en place pour les Brevets de Technicien.ne
Supérieur.e.


Si l’ouverture d’une session de rattrapage pour l’ensemble des candidat.e.s nous paraît une
bonne chose, qu’il faudrait même pérenniser, « l’assouplissement » des stages, toujours
nécessaires pour valider le diplôme, nous pose question…


Assouplir les stages, c’est pour le gouvernement assouplir les étudiant.e.s stagiaires,
travailleurs et travailleuses en formation. En effet, ces dernier.e.s ne sont déjà pas souvent
pas rémunérer pour ces temps d’activité pourtant utiles aux entreprises, mais en plus
peuvent avoir un coût pour les étudiant.e.s (transport, logement, etc.). De plus la tenue de
ses stages non rémunérer pendant des période de vacances empêcherait les étudiant.e.s les
plus précaires d’utiliser ces périodes pour travailler et payer leurs études.


« Flexibiliser » les période de stages ne doit surtout pas être un prétexte pour faire assumer
une augmentation des frais aux stagiaires, et au profit des entreprises qui pourraient se
servir d’elles et eux comme d’une variable d’ajustement plutôt que de participer à leur
formation !


Exigeons des études adaptées à nos besoins, pas aux intérêts des entreprises !
Ensembles, revendiquons la rémunération des stages, et le salaire étudiant !

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