Écoles de jeux vidéo : le scandale, la colère, la justice

Écoles de jeux vidéo : le scandale, la colère, la justice

Ce mois-ci, Gamekult et Libération ont fait paraître, chacun de leur côté, un dossier édifiant sur les conditions d’enseignement dans les écoles de jeux vidéo. Ces dossiers montrent ensemble que les scandales de maltraitances des travailleurs-euses de l’industrie et du sexisme intolérable qui éclatent régulièrement ne sont pas la faute de quelques manageurs nocifs isolés mais sont bien structurels et enseignés dans les écoles même.

Dans cette enquête, on y apprend que ces écoles accoutument les étudiant-e-s à la pratique du crunch, consistant à mettre les salarié-e-s sous pression pour les faire travailler bien au-delà des durées légales de travail. Cette pratique a des conséquences désastreuses, tant sur la vie personnelle des travailleurs-euses que sur la société toute entière. En provoquant burnouts, arrêts maladies, dépressions, abandons de postes, de carrières ou d’études, et parfois également, des suicides, ces pratiques augmentent considérablement les dépenses publiques du pays liées à la prise en charge de ces problèmes de santé et aux conséquences sur l’entourage des personnes qui ont à subir ces conditions de travail.

Tout ceci afin d’augmenter les profits de quelques actionnaires.

Le dossier révèle également un sexisme ouvert et assumé — connu et particulièrement mis en lumière par le scandale Gamergate — qui se révèle lui aussi structurel et relayé par les équipes pédagogiques de certaines écoles. Solidaires Etudiant-e-s et Solidaires Informatique rappellent que les propos ou agissements sexistes sont des faits graves et punis par la loi.

Solidaires Etudiant-e-s et Solidaires Informatique condamnent ces pratiques, dans les entreprises comme dans les écoles. Nous condamnons également tout discours visant à les présenter comme inévitables et dans la continuité des études alors que l’éducation devrait offrir une distance critique aux étudiant-e-s.

Nous saluons l’ensemble des personnes qui ont témoigné ou aidé la libération de cette parole.
Nos deux syndicats appellent conjointement les personnes victimes de ces écoles, de ses enseignant-es ou de ses élèves, à nous contacter à l’adresse suivante :

temoignagesetudiantes@solidairesinformatique.org

Ces pratiques sont illégales et relèvent de la justice.
Nous garantissons une confidentialité totale et un accompagnement juridique.
Il n’est pas nécessaire d’être syndiqué-e pour être protégé-e.

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