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Précarité étudiante : les CROUS utilisent encore les étudiant-e-s comme variable d’ajustement

Précarité étudiante : les CROUS utilisent encore les étudiant-e-s comme variable d’ajustement

Début mars, pendant la campagne des élections municipales, les CROUS font passer en catimini une augmentation des loyers de 1,04% dans les résidences universitaires avec le soutien d’une partie des syndicats professionnels.

Démontrant une fois de plus qu’ils ne sont pas du côté des étudiant·e·s, ils mettent en œuvre une augmentation sensible et constante depuis plusieurs années. Si entre 2020 et 2024, les loyers furent gelés au lendemain de la pandémie, ont suivi des augmentations de 3,5%, puis 3,26% en 2025 soit près de 7%, dynamique qui se poursuit en 2026. Ces augmentations successives aggravent la précarité des étudiant·e·s, qui sont amené·e·s à débourser plusieurs centaines d’euros supplémentaires par an pour se loger, et ce alors que le logement constitue déjà la première charge pour les étudiant·e·s.

Si les étudiant·e·s ont souvent voté en bloc contre ces augmentations, il est évident aujourd’hui que les conseils d’administration des CROUS ne servent pas nos intérêts et ne nous permettent pas d’avoir une juste voix au chapitre.
C’est pour cela que nous persistons à refuser la cogestion de ces lieux qui devraient être gérés directement par et pour les étudiant·e·s et les travailleur·euse·s.

Cette mesure intervient alors que le gouvernement vient tout juste d’annoncer la suppression des aides au logement pour les étudiant·e·s étranger·ères pour juillet 2026, renforçant encore l’offensive raciste en les précarisant d’autant plus, quelques années après la loi « Bienvenue en France », qui taxe déjà ces étudiant·e·s à plusieurs milliers d’euros pour intégrer l’université française.

En parallèle de la hausse des loyers, le CROUS fait également des économies et des bénéfices sur le dos des étudiant·e·s en matière de rénovation, salubrité, restauration, etc. La précarité étudiante se développe ainsi par plusieurs angles à la fois, et se cumule souvent avec d’autres oppressions systémiques préexistantes.

Beaucoup d’étudiant·e·s doivent déjà travailler en parallèle de leurs études pour subvenir à leurs besoins, sautent des repas et évitent les soins. La hausse constante des loyers du CROUS complique toujours plus leur vie et met en péril leurs études, notamment pour celleux qui ne peuvent pas recevoir d’aide financière de leurs parents.

Face à la précarité étudiante, nous revendiquons le repas CROUS gratuit pour les boursier·ères échelons 4 à 7 et à 1€ pour tous·tes les autres, intégralement pris en charge et non par des économies de bout de chandelle, le gel et la baisse des loyers en résidences étudiantes, l’accès à un enseignement supérieur libre et émancipateur pour tous·tes quelle que soit sa nationalité et ses revenus, et l’instauration du salaire étudiant.

Solidaires étudiant-e-s appelle donc à la mobilisation partout contre l’augmentation des loyers et la précarité étudiante !

syndique-toi !

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