Le MEDEF souhaite réinstaurer un équivalent du CPE en pire. 20 ans après une mobilisation historique et victorieuse contre le « Contrat première embauche », le MEDEF propose un contrat jeune qui peut être rompu sans motif comme le CPE. Le MEDEF souhaite aller bien plus loin encore : il souhaite instaurer un SMIC Jeune inférieur au SMIC général et un modèle de contrat à droit progressif.
Ces propositions ne sont pas anodines, elles relèvent d’un objectif clair. Le MEDEF, allié historique des gouvernements, souhaite faire la guerre à la jeunesse, en faire une main-d’œuvre pas chère et jetable.
Encore une fois le projet des gouvernements et du MEDEF se rejoignent : ils souhaitentmettre au pas la jeunesse, pour qu’elle soit obéissante, jetable, corvéable et peu chère avec le service militaire et ce CPE 2.0.
Loin d’aider les jeunes à “s’insérer” dans le monde du travail, cette proposition va seulement les précariser encore plus. Pour le MEDEF la jeunesse doit être soumise aux besoins des entreprises.
Nous refusons de brader nos droits pour payer la crise et servir de main-d’œuvre à bas coût. Pour permettre à la jeunesse de sortir de la précarité, ce n’est pas l’exploitation, c’est un investissement massif dans l’enseignement supérieur et le CROUS, un revenu étudiant sans condition au niveau du SMIC pour étudier et s’orienter librement, qui est nécessaire.
Ces propositions sont des insultes. La jeunesse ne veut pas de contrat précaire à bas coût. Ce qu’elle souhaite, c’est pouvoir étudier, s’émanciper et sortir de ce système qui n’a que l’exploitation et la guerre à proposer.
Contre les attaques patronales organisons nous, rejoins ton syndicat !
