Par Solidaires Étudiant·e·s Rennes
Retrouvez une pétition contre cette mesure ici.
Notre action de terrain contre cette mesure raciste
Nous avons mené en novembre et en décembre une campagne sur un point précis
du budget : la suppression des Aides personnalisées au logement (APL)
pour les étudiant-es étranger-es non boursier·e·s et extra-européen·ne·s,
soit 300 000 d’entre nous, déjà parmi les plus précaires, privé·e·s de
l’égalité des droits face au logement. Malgré notre pétition et les
efforts nationaux de la Marche des Solidarités, soutenue par l’Union
Syndicale Solidaires, pour éliminer les mesures xénophobes de ce budget,
cette mesure scandaleuse n’a pas été retirée du projet final que
Lecornu et le PS nous imposent de force.
du budget : la suppression des Aides personnalisées au logement (APL)
pour les étudiant-es étranger-es non boursier·e·s et extra-européen·ne·s,
soit 300 000 d’entre nous, déjà parmi les plus précaires, privé·e·s de
l’égalité des droits face au logement. Malgré notre pétition et les
efforts nationaux de la Marche des Solidarités, soutenue par l’Union
Syndicale Solidaires, pour éliminer les mesures xénophobes de ce budget,
cette mesure scandaleuse n’a pas été retirée du projet final que
Lecornu et le PS nous imposent de force.
Le PS, le parti qui a propulsé la carrière de politiciens racistes et
ultraviolents tels que Manuel Valls ou Bernard Cazeneuve, le parti du
président François Hollande qui s’est déshonoré en proposant la
déchéance de nationalité, a voulu se racheter une face en faisant voter
symboliquement durant sa journée d’initiative parlementaire le
renouvellement automatique des titres de séjour et quelques mesures en
faveur des étranger·e·s. Ces initiatives sont inapplicables car cette
procédure ne peut pas aller à son terme, et le PS le sait. Par contre,
dès qu’il s’arroge une influence en négociant les termes du budget de
l’Etat qui sera imposé de force au pays, il abandonne toute lutte contre
les mesures racistes gouvernementales. La suppression des APL pour les
étudiant·e·s étranger·e·s ne fait malheureusement pas exception. Cette
mesure d’économies de bouts de chandelles était pourtant facile à
combattre, et était probablement la plus scandaleuse pour les
étudiant·e·s. Le repas à 1€ ne sauvera pas le pouvoir de vivre des
étudiant·e·s étranger·e·s, toujours inéligibles au Dossier Social Étudiant
(DSE) avant 2 ans de présence sur le territoire et d’autres complexités administratives,
et qui feront face désormais à des loyers beaucoup plus chers. C’est
presque comme si le PS et le gouvernement préféraient des mesures
symboliques et tape-à-l’œil pour faire oublier l’austérité gravissime de
leurs choix budgétaires.
Nous revendiquons toujours :
- L’égalité des droits sociaux : Droit au DSE, donc aux bourses sur critères
sociaux, aux logements CROUS, dès l’arrivée sur le territoire ;
- Le droit aux APL quelle que soit la nationalité de l’étudiant·e ;
- La liberté de circulation et d’installation de toustes les étudiant·e·s en
faisant en sorte qu’une carte étudiante vaille titre de séjour automatique ;
- La reconnaissance des diplômes quels que soient le pays d’origine.
Étudiant·e·s étranger·e·s, vous n’êtes pas seul·e·s !
Pour vous aider à vous loger, contactez Solidaires !
Pour exiger la censure du gouvernement sur le vote de ce budget raciste, signez la pétition !
