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L’AER quitte L’union Étudiante et rejoint Solidaires Étudiant

L’AER quitte L’union Étudiante et rejoint Solidaires Étudiant

Nous souhaitons revenir brièvement sur les raisons qui nous poussent à quitter l’UE, et pourquoi nous rejoignons Solidaires Étudiants.
Il va sans dire que nos divergences stratégiques et politiques avec l’Union Étudiante ne ciblent pas les membres de l’Union Étudiante mais bien la ligne imposée par l’équipe nationale et certaines organisations locales.

La démocratie interne

Pendant plusieurs années, nous avons construit notre syndicalisme avec l’Union Étudiante. Même si nous partageons toujours des combats communs, des désaccords importants se sont approfondis ces derniers mois.
Nous avons ressenti au sein de l’organisation un manque de réels temps démocratiques, les décisions étant prises par l’équipe nationale sans réelle concertation avec les organisations locales. Un seul exemple significatif : comment se fait-il qu’on ne puisse pas voter contre l’élection des membres de l’équipe nationale ?
Nous nous reconnaissons dans une organisation plus démocratique avec un fonctionnement tendant vers l’horizontalité, et rester à l’UE ne nous le permet plus. La décision de la quitter a été prise collectivement et nous souhaitons rester attaché•es à ce mode de décision collective.

Un trop gros focus sur les élections

L’Union Étudiante maintient la mobilisation au centre de sa théorie, mais dans les faits les élections priment systématiquement. À l’AER, nous affirmons que les élections ne sont pas un but en tant que telles mais seulement un des moyens de parvenir à nos objectifs, et qu’elles ne doivent venir qu’en soutien à la mobilisation et aux campagnes que nous menons sur le terrain. La stratégie de l’UE est avant tout réformiste et se concentre sur le changement de la ligne des institutions par l’intérieur, toutefois nous pensons que ces institutions ne peuvent être une solution puisque structurellement construites contre les plus précaires.

Nous nous reconnaissons avant tout comme un syndicat de lutte, notre objectif premier étant de nous mobiliser dans la rue pour imposer un rapport de force à même de faire plier le bloc bourgeois et réactionnaire pour imposer notre programme politique.

Nous devons nous organiser collectivement, à l’échelle nationale, en partant des expériences locales, pour imposer notre agenda politique et développer une conscience de classe au sein du monde étudiant.

Le SCUM 1PB

Sur la question de la lutte du peuple palestinien, nous sommes en désaccord franc avec le SCUM de Montpellier, membre de l’UE, et la stratégie qu’il a adopté ces dernières années : il est inacceptable de soutenir le maintien d’un accord de partenariat avec une université israélienne en invoquant une argumentation sioniste. Il est par ailleurs insupportable de constater le harcèlement du SCUM à l’encontre d’organisations professionnelles et étudiantes désignées comme “antisémites” pour avoir pris position contre le génocide à Gaza. Cette stratégie ouvertement sioniste et ces comportements, dénoncés en interne, ont été protégés par l’équipe nationale de l’Union Étudiante.

Contre le fascisme

Nous voulons ici réaffirmer notre ligne politique contre un système capitaliste prédateur et en crise, ainsi que contre le fascisme qui en découle. La menace fasciste est grandissante, et nous ne pouvons lutter contre elle si nous n’acceptons pas de la nommer. La fascisation s’illustre bien évidemment dans les partis d’extrême droite et dans les organisations de ce même champ politique telles que l’UNI. Ces groupes entretiennent des liens directs avec le néo-fascisme le plus violent.

Mais la fascisation de notre société est un phénomène bien plus large qui ne se combat pas seulement en ciblant des groupes ou des personnes. Ce phénomène est aujourd’hui porté par le néo-libéralisme et c’est donc par la lutte anticapitaliste que nous devons l’affronter.

Auprès de Solidaires, nous considérons pouvoir mener une lutte plus stratégique contre le mode de production à l’origine de cette fascisation.

Étudiant•es et travailleur•euses

Par ailleurs, en tant que travailleur•euses en formation, il nous semble bien plus pertinent de faire partie d’une organisation mêlant étudiant.es et travailleur•euses afin de faire converger nos luttes. C’est en nous alliant que nous ferons plier tous les systèmes de domination et d’exploitation.

D’ailleurs, nombre d’entre nous sommes aussi travailleur•euses pour financer nos études face à la précarité, faire front unique avec les travailleur.euses apparaît d’autant plus essentiel.

Nous restons toutefois attaché·es à l’unité entre les syndicats étudiants et les travailleur·euses, au niveau local avec les diverses organisations militantes de Reims et au niveau national pour organiser la mobilisation commune contre les menaces du néolibéralisme et du fascisme

Nous nous battrons toujours pour une société égalitaire, juste et démocratique

Toutes ces raisons nous ont amené à rejoindre Solidaires Étudiant-e-s, mais l’AER ne change pas et reste tout autant, si ce n’est plus, impliquée dans la vie étudiante et politique de Reims.

L’AER-AET

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