ANTIFACISMECOMMUNIQUES NATIONAUX

Lyon: Revenons sur les faits et réaffirmons la nécessité de l’antifascisme de terrain

Lyon: Revenons sur les faits et réaffirmons la nécessité de l’antifascisme de terrain

Le 12 février dernier se tenait une conférence de l’Eurodéputée Rima Hassan à l’IEP de Lyon. Comme à son habitude, Némésis, groupuscule d’extrême droite violent et raciste, a tenté de perturber la conférence. Dans un premier temps, elles viennent provoquer devant l’IEP avec une banderole « Dehors les islamo-gauchistes » et des slogans racistes comme « Ici c’est la France, pas l’Afghanistan ». Ensuite, la tension est montée : des militantes de Némésis ont frappé des étudiant-es, comme on peut le voir sur la vidéo suivante, et un étudiant a eu ses lunettes brisées par les coups. Les étudiant-es se sont défendu-es face à une agression physique par un groupe raciste et fasciste.

La porte-parole de Némésis, Alice Cordier, est une ancienne militante de la Cocarde (qui a tabassé un de nos camarades à Assas l’année dernière) et de l’Action française, groupe royaliste et antisémite qui, peu après l’assassinat de Samuel Paty, s’est posté sur les réseaux sociaux avec une banderole : « décapitons a république ».
Némésis est un collectif fémo-nationaliste qui porte une vision transphobe et civilisationnelle du « féminisme ». Cette organisation a des liens avec Génération identitaire et les Zouaves, tous 2 dissous pour actions violentes.

Ce n’est qu’après que le groupe de fascistes comprenant Q. Deranque (cofondateur du groupe Les Allobroges) est venu, armé — non pour protéger Némésis, contrairement à leur déclaration, mais pour agresser les étudiant-e-s et antifascistes. En témoigne le port d’une tenue homogène, de gants coqués et de béquilles. Nous pouvons aussi rappeler les révélation de l’Humanité, qui montrent que Némésis a déjà par le passé tenté d’organiser des embuscades où les militantes servent « d’appât », pour que leurs amis fascistes “cassent tout” (des militant-es de gauche) ensuite. Ces révélations font écho aux événement de Lyon. Le groupe de Q. Deranque est venu pour en découdre.

Plusieurs antifascistes se sont défendus du guet-apens fasciste et les ont mis en déroute. Nous refusons de pleurer la mort d’un fasciste.

Les médias ont ensuite participé à propager le récit créé par plusieurs groupes d’extrême droite, dont Luminis, groupuscule néonazi qui appelle les Français à « se battre » contre les étrangers. Cette séquence montre encore une fois le double standard médiatique et politique. Depuis plusieurs années, Lyon est le lieu d’agressions de l’extrême droite, comme en 2021 avec l’attaque d’une conférence à l’IEP par l’Action française (dont Q. Deranque était membre) sans réaction particulière. Ce double standard est encore plus vrai pour tous les nombreux morts du fait de l’extrême droite. Depuis 2022, il y a eu au moins une dizaine de morts en France sous le coup de nervis d’extrême droite pour des motifs politiques ou racistes.

L’instrumentalisation et le battage médiatique créent un climat de confiance pour les fascistes qui se sentent poussés dans leur élan. Un fasciste a attaqué le local de l’union départementale Solidaires Rhône dans la nuit du 14 au 15 février. Cette situation alimente un climat de peur pour les étudiant-es de l’IEP qui, pour certains, ont été affichés sur les réseaux sociaux ; iels craignent la présence de groupuscules d’extrême droite autour de l’IEP.

Face à ces attaques, soyons solidaires, soutenons les 11 camarades antifascistes, victimes de la répression d’un État complaisant avec le fascisme. Nous réaffirmons notre attachement à l’antifascisme de terrain, d’autant plus quand celui-ci est abandonné par un « antifascisme » électoral.

Il y a urgence à agir. Urgence à se syndiquer, à s’organiser, à se former à l’antifascisme, à l’anti-répression et à l’autodéfense populaire. Pour reprendre la rue à l’extrême droite !

Le fascisme c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève !

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