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Face aux attaques du ministre contre nos libertés politiques: riposte syndicale & collective !

Face aux attaques du ministre contre nos libertés politiques: riposte syndicale & collective !

Ce mardi (17 mars 2026), le ministre de l’enseignement supérieur a recommandé l’interdiction des manifestations politiques “en cas de risques de troubles à l’ordre public”. L’objectif est clair: dépolitiser et faire taire la jeunesse.

Depuis des années les gouvernements successifs cherchent à bâillonner les étudiant-es qui se mobilisent. Le dernier événement à Lyon a donné un prétexte au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche pour s’attaquer à la liberté d’expression en la bafouant dans les universités à coup de réformes continues allant de la Loi Yadan, la loi 2025 contre l’antisémitisme, l’annulation de conférences… à l’annonce d’aujourd’hui tout en donnant des gages à l’extrême droite.

Le ministre instrumentalise les dernières actualités pour imposer des mesures sécuritaires dans toutes les facs, avalisant de fait les politiques répressives des présidences d’universités. Cette annonce n’est que l’ultime pas vers une dépolitisation des universités et le musellement de toute contestation.

De fait, depuis des années, les facs répriment de plus en plus le droit d’inviter des responsables politiques ou syndicaux.

Si la répression du syndicalisme et des événements politiques était déjà présente, la mobilisation contre la Palestine a atteint un autre niveau de répression, où c’est la prise de conscience politique en elle-même qui est attaquée pour empêcher toute tentative de contestation. Le pouvoir, inquiet des débuts de mobilisation aux États-Unis sur les campus et en France avec les occupations et blocages de plusieurs universités, a préféré, conscient de sa complicité avec le génocide en cours, réprimer immédiatement et indistinctement les rassemblements, les conférences, les cinés débats… dans l’espoir de nous faire taire.

Le collège de France a également dû annuler son colloque en novembre dernier sur la Palestine suite à de nombreuses pressions ministérielles et d’organisation sionistes et fascistes.

De même la direction de l’université Paris-Dauphine avait interdit la tenue d’une conférence sur la Palestine par la future eurodéputée Rima Hassan en mai 2024, avant d’être déboutée par la justice administrative.

Et quand elles n’interdisent pas frontalement la venue de responsables politiques, elles jouent de stratagèmes pour l’empêcher : non réponse, obligation de présence de sécurité privée à la charge des associations étudiantes…l’objectif ? Dégoûter ces dernières de parler politique et faire la taire la contestation sur les campus. Ainsi, à Grenoble, une conférence sur la Flottille avec une eurodéputée à nécessité la présence d’une sécurité, imposée par la présidence d’université, au début à la charge de notre syndicat.

Car c’est cela dont il s’agit, bien plus large que la simple invitation de “personnalités publiques” c’est le fait même de parler de politique qui est devenu un délit. Parler de politique c’est prendre le risque d’un désaccord …et donc d’un trouble potentiel sur les facs …chose intolérable pour les gardiens d’un ordre universitaire bourgeois conservateur.

Cela donne en outre un pouvoir de veto à tout mouvement contestataire d’un événement à connotation politique, alors même que ce sont des groupuscules violents tels que Némésis, l’Action Française ou la Cocarde qui sont la source des troubles et non la tenue de ces événements. Céder c’est renoncer au fascisme et à la peur.

Ces attaques contre nos libertés politique et syndicales ne resteront impunies ! Face à la répression préparons la riposte collective !

Face aux attaques du ministre contre nos libertés politiques – riposte syndicale et collective !

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