COMMUNIQUESENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Frais d'inscription : les brèches sont ouvertes pour une hausse généralisée !

Frais d'inscription : les brèches sont ouvertes pour une hausse généralisée !

manifestaton-etudiants_montréal

Le 25 avril dernier, le Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche disait refuser « toute hausse des frais d’inscription ». Mais la réalité est toute autre et les promesses n’engagent que celles et ceux qui les croient.

Depuis plusieurs mois, un mouvement d’augmentation de frais d’inscription est en cours dans l’Enseignement Supérieur. Si ces augmentations ne sont pas encore visibles pour la plupart des étudiant-e-s, puisqu’elles ne concernent pas les frais réglementaires « licences » et « masters », les augmentations de frais dérogatoires se multiplient.

En décembre dernier, le Ministère a décidé d’augmenter les frais d’inscription dans les écoles publiques d’ingénieurs du réseau Mines-Télécom : de 850 ils sont passés à 1850 euros. Ce prix s’élève même à 3800 pour les étudiant-e-s étranger-e-s non communautaires (hors Europe) ce qui constitue un « racket des étudiant-e-s » . En mai, c’est au tour de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées dont les frais d’inscription passeront de 1302 à 2570 euros pour les étudiant-e-s nouvellement inscrit-e-s et de 1302 à 1402 euros pour celles et ceux ayant déjà débuté-e-s leur formation.

Mais le cas des écoles d’ingénieurs n’est pas isolé. De nombreux établissements, insuffisamment dotés par l’Etat ou ayant la folie des grandeurs, utilisent les frais d’inscription comme un nouveau levier de leur politique budgétaire. Ainsi les Instituts d’Etudes Politiques multiplient les hausses de frais d’inscription, ceux-ci n’étant pas réglementés par le ministère. Idem à Paris-Dauphine, qui dispose d’un statut de « grand établissement ». Dans une même optique, le président de l’EHESS a laissé entendre qu’une augmentation des fais d’inscription permettrait d’avoir un enseignement d’une meilleure qualité.

Les universités ne sont pas en reste en augmentant les tarifs des « Diplômes universitaires » pour la formation initiale et continue. Ces diplômes ont des tarifs non réglementés au niveau national et sont alors un levier financé particulièrement conséquent pour les universités ayant des formations continues déjà lucratives (notamment la Formation Médicale Continue destinée aux médecins libéraux).

Ces augmentations sont le résultat du désengagement financier de l’État dans l’Enseignement Supérieur et, plus globalement, du démantèlement des services publics. Il s’agit d’effets directs des dernières réformes (LRU, Fioraso notamment) qui ont reçu pourtant le soutien de toutes les organisations étudiantes sauf Solidaires Etudiant-e-s.

Solidaires étudiant-es considère que l’étudiant-e est un-e travailleur/se en période de formation; que cette formation est utile à chaque individu et à l’ensemble de la société: c’est pourquoi nous revendiquons l’accès de tout-e-s les travailleur/se-s à une formation publique et gratuite tout au long de leur vie.

Pour cela, nous défendons un Enseignement Supérieur public et gratuit quelque soit le diplôme. Nous nous opposons donc à toutes augmentations de frais d’inscriptions qui ne feront qu’accroître la sélection.

adobe

Share this post

About the author