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Victoire au conseil d’État contre les certifications en langue : Quid de l’argent gaspillé par les délinquants du Ministère ?

Victoire au conseil d’État contre les certifications en langue : Quid de l’argent gaspillé par les délinquants du Ministère ?

Cela a été annoncé le 7 juin : le conseil d’État, suite à un recours déposé par des associations de linguistes a abrogé le décret obligeant les étudiant-e-s de licence, BTS et BUT à passer une certification en anglais pour valider leur diplôme ! En effet, le décret du ministère ne respectait pas le Code de l’Éducation, rien que ça. Ledit conseil avance que l’obligation de passage de certifications privées constituait un grave transfert de compétence du public vers le privé, car seul les organismes accrédités par l’État ont le droit de délivrer les diplômes mentionnés.

Cela dit ne nous réjouissons pas trop vite, la certification peut aussi se faire par des organismes publics. Ce qui se joue ici c’est avant tout un combat pour l’enseignement, que la libéralisation de l’ESR veut de plus en plus déconnecter des examens.

Pourtant cette année quelques millions d’euros ont été servilement accordés par les universités avec l’argent du ministère pour faire passer le des certifications souvent privé, comme le TOEIC, qui utilise des méthodes d’examen à distance hyper-intrusives (logiciel de captation de donnée, filmage avec la caméra de l’ordinateur et d’un smartphone pendant l’épreuve, enregistrement, etc.). Rappelons que dans les universités la décision a pu être prise unilatéralement sans même consultation des conseils académique et d’administration.

Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et de l’innovation (MESRI) semble en effet plus prompt à financer le marché privée que l’enseignement et la recherche publique, dont les fonds diminuent d’année en année ! Alors que les enseignements en langues sont de plus en plus souvent assurés par des vacataires, quand il le sont, cette somme n’aurait-elle pas été plus utile pour titulariser des enseignant-e-s ?

Il faudrait aussi se demander ce qu’il adviendra du contrat se comptant en dizaine de millions d’euros sur quatre ans signé entre l’État et l’entreprise PeopleCert, pour faire 636 000 tests. Aurons-nous une rupture de contrat sans intérêt ou devrons nous payer quoi qu’il en soit ? L’argent public payera-t-il encore l’incompétence de l’ancien gouvernement et de l’ancienne équipe du MESRI ? Qu’ils et elles payent de leur poche !

La Fédération Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes, appelle donc tous les étudiants, toutes les étudiantes, les personnels des universités, des IUT et des lycées et les citoyen-ne-s qui ne veulent pas payer les pots cassés à rester mobiliser pour que justice soit faite !

Continuons à lutter pour un enseignement gratuit, critique, émancipateur et populaire !

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