Notre réponse à Vidal : Génération mobilisée ? Gouvernement largué !

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation, s’est adressée à nous ce dimanche, via le réseau social Twitter. Cette intervention a été largement relayée pour l’indécence de ses propos. Absente depuis des années, la ministre et le gouvernement laissent la situation se dégrader au moment où les étudiant-e-s n’ont plus aucune certitude sur leur année à venir, peinent à se nourrir, se loger et sont rongé-e-s par une angoisse latente depuis presque un an. Pire, le gouvernement a pointé la responsabilité des étudiant-e-s dans cette crise sanitaire avec un discours on ne peut plus contradictoire :

– En septembre nous étions irresponsables : les contaminations se démultipliant en dehors des universités lors des soirées étudiantes.

– Mi janvier, les universités ne pouvaient rouvrir, les contaminations se faisaient durant les pauses à cause des comportements à risque des étudiant-e-s, à cause de ceux et celles qui mangent le « bonbon qui traîne sur le coin de la table » ou « qui vont prendre un café ».

Mais ce dimanche, aux yeux de la ministre, nous sommes l’exemple de ceux et celles engagé-e-s dans la lutte contre le virus. Nous sommes d’après Mme Vidal la « génération mobilisée, la génération responsable ».

À l’inverse, où se situe la mobilisation de F. Vidal ? Que fait-elle des responsabilités qui sont censées être les siennes ?

À l’inverse, où se situe la mobilisation de F. Vidal ? Quant prendra-t-elle ses responsabilités ?

Nous attendons des réponses, mais les mesures qui nous ont été présentées jusque là sont très largement insuffisantes. Les repas à 1€ sont une première étape mais ne répondent pas à la précarité étudiante. Il est urgent d’augmenter drastiquement l’ensemble des bourses et aides d’urgence, en facilitant les démarches d’accès. Des repas à 1€ pour tou-t-e-s, oui, mais pour combien de temps ? Même s’ils sont loin de répondre à une précarité étudiante grandissante, nous n’avons aucune certitude sur la pérennité de cette mesure. En réalité, aujourd’hui, les mesurettes insuffisantes : il est surtout urgent d’augmenter drastiquement l’ensemble des bourses, des aides d’urgence et de facilités et élargir leur accès.

Enfin, comble de la méconnaissance et du désinterêt qui nous est porté : le « chèque psy » annoncé en grande pompe n’est autre qu’un nouveau parcours de santé. Certes, ce dispositif va aider certain-e-s parmi nous, mais nous savons que la précarité entraîne l’abandon des soins médicaux pour un tiers d’entre nous. Payer un médecin généraliste pour ensuite consulter des professionel-le-s de la santé psychologique est déjà de trop ! . Le ministère et le gouvernement nous propose, cyniquement, de nous payer les frais de psychologues (dans quelle mesure et pour quel suivi par ailleurs) pour « soigner » les dommages psychologiques qu’ils ont eux-mêmes créés.

Mme Vidal, cessez vos discours, qui n’ont par ailleurs pas de cohérence entre eux. Agissez, répondez à nos revendications ! Mme Vidal, après presque 4 ans, il serait temps de prendre vos fonctions et de cesser vos discours vides de décisions concrètes. Agissez, répondez à nos revendications !

Notre cahier de revendications contre la précarité étudiante !

Author: contact

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