Face à la répression: solidarité avec les lycéen•nes et les profs!

Depuis la rentrée la mobilisation bat son plein dans l’éducation. Les lycéen•es bloquent leurs établissements pour dénoncer un protocole sanitaire quasi-inexistant qui les expose à l’épidémie, elles/eux et leurs proches. Les enseignant•es ont elles et eux fait valoir leur droit de retrait, convergeant dans une grève massive ce mardi 10 novembre.

Car les lycées au temps du coronavirus ce sont des couloirs bondés, des files d’attentes interminables au self, plus de 30 élèves par classe et parfois pas de savon ou gel hydroalcoolique disponibles. La responsabilité de Blanquer dans la mauvaise gestion de cette crise n’est plus à démontrer. Rappelons que ce sont les politiques libérales de coupes de moyens et de suppressions de postes de profs qui ont amené à cette surpopulation dans les lycées où aucune distanciation physique n’est possible.

Si la mobilisation des profs a réussi à faire céder le ministre sur des dédoublements de classes, la première réponse aux revendications lycéennes a été la répression. L’intervention des forces de l’ordre sur les blocages est devenu systématique, et on a pu voir des lycéen•nes souvent mineur•es se faire bousculer, matraquer, gazer. Certains ont subi des gardes à vue et encourent des sanctions judiciaires comme au lycée Georges Brassens à Paris, ou encore à Pau.

Cet autoritarisme est inadmissible et va de pair avec le tournant liberticide général que prend le gouvernement. La situation des lycées n’est pas sans rappeler un amendement polémique de la future loi de programmation de recherche, qui punirait les occupations non-autorisées d’universités de 3 ans d’emprisonnement et 45000€ d’amende.

Nous apportons tout notre soutien aux lycéen•nes victimes de cette répression, ainsi qu’à l’ensemble du personnel mobilisé et demandons à ce que leurs revendications pour un réel protocole sanitaire soient entendues.

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