1er mai, Journée internationale de luttes des travailleuses et des travailleurs

Commémorant la lutte pour la journée de 8h de travail de la fin du XIX° siècle, le premier mai est chaque année l’occasion d’importantes manifestations ouvrières à travers le monde pour renforcer l’ensemble des combats des travailleurs et des travailleuses.

Aujourd’hui, malgré le crise sanitaire et économique du covid-19 et le confinement d’une partie de la population, les travailleurs et les travailleuses sont en lutte. Que cela soit à Amazon, au ministère du travail, à la Poste, chez Uber Eat et Deliveroo, dans la grande distribution, et bien sûr dans les hôpitaux et les EHPAD, elles et ils se battent pour de meilleures conditions de travail.

Cette crise sert de prétexte à une nouvelle attaque contre les droits des travailleuses et des travailleurs : augmentation du temps de travail, perte des congés et des jours de repos, travail dominical étendu, abus sur le télétravail… Les étudiant·e·s sont également concerné·e·s, une large partie d’entre nous travaille à coté de ses études dans les services cités précédemment et est frappée de plein fouet par cette crise.

N’ayant pour unique boussole que son projet néolibéral, le gouvernement a notamment profité de cette crise pour faire passer l’obligation de passer une certification en langue pour la Licence, alors que cela représente une dépense financière supplémentaire pour des étudiant·e·s. De plus, il les oblige, conjointement avec la majorité des présidences universitaires, à subir une continuité pédagogique des plus absurde, vectrice d’inégalités et
de stress accrues pour des étudiant·e·s qui de plus en plus n’ont même plus les moyens de se nourrir.

Ce n’est pas une simple prime accordée par notre patron qui suffira à compenser notre temps passé au travail, ni à nous sortir de la précarité !

En ce 1er mai, nous revendiquons:

‎• Un enseignement supérieur gratuit, ouvert à tou-te-s, émancipateur et autogéré, un salaire étudiant pour tou-te-s les étudiant-e-s, et une égalité de traitement totale entre étudiant-e-s étranger-e-s ou français-e-s.

‎• Une augmentation généralisée des salaires, un réinvestissement massif dans les services publics, notamment dans la santé, une réduction du temps de travail à 32h par semaine.

Nos revendications sont essentielles, nous ne paierons pas cette énième crise du capitalisme !

Plus que jamais, sur nos lieux de travail et d’études, créons du collectif, syndiquons nous et luttons pour la satisfaction de nos revendications !

Vive la lutte des travailleuses et des travailleurs !

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