Solidarité face aux violences policières !

Communiqué de Solidaires étudiant-e-s Nanterre :

Ce jeudi dernier 14 Avril, étudiant-e-s et salarié-e-s sont à nouveau descendus dans la rue contre la loi Travail. Après plus d’un mois de mobilisation, notre détermination pour lutter contre la dégradation de nos conditions de vie ne faiblit pas. Nous insistons sur le fait que la manifestation de jeudi dernier s’est tenue dans le calme et qu’aucune provocation n’est venue de la part des manifestants. Les violences policières à Rennes, Paris, Marseille, Strasbourg et à travers tout le pays n’ont donc aucune justification, si ce n’est la volonté de casser le mouvement.

Une répression délibérée…

Depuis le début de la lutte, les manifestants font face à toutes sortes de manœuvres : les jeunes n’auraient pas « compris la loi », interpellations, violence policière, fermeture administrative,…

Une fois de plus, lors de la manifestation de ce jeudi, les CRS ont utilisé matraque et gaz contre les manifestants. Une militante de Solidaire Etudiant-e-s, s’est fait matraquer et frapper au sol alors même qu’elle essayait de rejoindre le cortège. Elle a dû être hospitalisée pour plusieurs blessures qui lui valent 10 jours d’arrêt maladie. Sa seule faute, comme de nombreux autres, était de manifester contre la loi Travail, et d’être là au mauvais moment au mauvais endroit. Ce genre d’événement qui se répète trop souvent depuis le début de la mobilisation est inacceptable, mais pas étonnant de la part d’un gouvernement qui n’a qu’un seul objectif en tête ; faire passer cette loi pour assouvir les besoins du patronat et détruire encore un peu plus nos conditions d’étude et de travail.

Solidaires Etudiant-e-s dénonce la répression anti-syndicale et les violences policières qui ont eu lieu depuis le début de la mobilisation et les tentatives du gouvernement pour faire taire toute contestation, que ce soit sur nos lieux d’études ou sur nos lieux de travail. Les condamnations envers des syndicalistes, allant jusqu’à de la prison ferme, vont dans la même logique. Soumettre tous les travailleurs au bas salaire, aux journées de 12h, et au bon désir de l’employeur.

Tous unis contre la loi Travail et la répression !

Ce dont a peur le gouvernement, c’est d’une convergence des luttes entre les étudiants et les salariés. Jeudi 14 Avril, la manifestation n’a pu arriver à son point d’arrivée, place de la Bastille. Les CRS ont empêché avec violence les manifestants de poursuivre la manifestation au niveau de la place de la République, place où ont lieu les Nuits Debouts.

Ces événements renforcent nos convictions : avec ce gouvernement aucune négociation n’est possible. Seule la perspective d’une grève générale et illimitée” pourra le faire reculer. Nous soutenons donc toutes les initiatives qui vont dans ce sens. La seule solution pour lutter contre la répression sera d’être encore plus nombreux aux prochaines manifestations pour exprimer notre solidarité, et notre refus de la loi Travail !

Tous et toutes dans la rue le 24, le 28 et le 1er Mai pour lutter contre la loi travail et la répression !

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Author: admin